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Informations ARPPI

 Circulaire n° 113 octobre 2007

VINGT CINQ ANS DEJA.
VINGT ANS SEULEMENT.

Ce titre peut paraître bizarre, mais il y a 25 ans germait l’idée de reconstituer, la 1ère locomotive française.

Nous cherchions un sujet susceptible d’intéresser les élèves que nous avions en charge. Après quelques recherches, il nous apparut possible de reconstituer graphiquement cette machine. Un document et une maquette existaient ; ce furent nos sources d’informations. Plus tard nous découvrirons d’autres maquettes.
Quelques démarches furent entreprises, l’affaire prenait corps. L’accueil par notre l’administration de notre établissement fût positive. Une subvention nous fût accordée pour effectuer, avec les élèves, un voyage au Musée des Chemins de Fer à Mulhouse. A cette occasion, j’eus droit au titre éphémère de ‘’Proviseur’’ et aussi quelques railleries amicales de mes collègues.

Quelques informations dans la presse, l’exposition de la Bastille, des contacts auprès de mes collègues me firent entrevoir la possibilité de reconstituer ’’fonctionnellement’’ cette machine.

C’est ainsi que débuta l’aventure, disons sur le coin de mon bureau ; les démarches administratives, la mendicité pour les matériaux, les contacts très souvent négatifs, mais par contre un accueil très favorable au niveau local. Ensuite ce fût de la création de l’association, le 7 décembre 1982, puis la participation de 24 établissements techniques et 18 entreprises pour la construction de la machine. Merci à tous ces collègues, directeurs d’établissements industriels, et ils ont été nombreux. Tout cela, en dehors de mon temps de service et accompagné de la perte de quelques 12 kilos. Que hélas, j’ai repris depuis.

Depuis, cet exemple a été suivi, et c’est très bien. Mais il n’est pas certain que cela soit encore possible aujourd’hui dans les mêmes conditions. Par exemple, peut-on encore réaliser le tournage d’un essieu de 1,600 m de long sur un tour de 0,500 m entre pointes, les moyens matériels des établissements techniques ayant changé ?

G. MONNIER

Il y a 20 ans cette année, une petite fumée timide commençait à s’élever de la cheminée d’une drôle de machine. Il s’agissait du premier allumage effectué sur la locomotive « Marc Seguin 1829 ». Deux heures et quelques resserrages de boulons plus tard, la machine était en pression. Dès la première tentative, elle a bougé sur le rail avec le bruit caractéristique du bois des roues qui craquent. Le succès fut total pour la petite équipe de l’ARPPI en ce 31 mai 1987. Mais, au fait, comment en était on arrivé là ?

L’idée de reconstituer à l’état fonctionnel la première locomotive à vapeur française était née environ cinq ans auparavant après avoir constaté que si, à peu près tous les pays européens possédaient une locomotive qui marquait l’origine de leur chemin de fer, ce n’était pas le cas en France. Cela était d’autant plus regrettable que la première locomotive à vapeur française a été la première au monde à être équipée d’un tout nouveau type de chaudière : la chaudière tubulaire. 
Sans cette invention, il est certain que le chemin de fer mais aussi la marine marchande et l’industrie en général n’auraient pas connu un essor aussi rapide.

Alors, puisque cette machine n’existait plus, il fallait la refaire. Quelques amis fondent une association. L’idée est de faire participer un maximum d’établissements scolaires à caractère technique en fonction de leur spécialisation (chaudronnerie, menuiserie, etc.…) pour réaliser les pièces qui seront ensuite assemblées par les membres de l’association.

Mais avant tout, il fallait retrouver les plans de la locomotive qui bien sûr n’existaient plus. Alors, on les refait à partir de la maquette exposée au musée des Arts et Métiers, des différentes vues d’artistes que l’on retrouve dans les livres et de textes de l’époque trouvés dans des ouvrages sur le chemin de fer.

Aujourd’hui, si on fait un bilan, on peut déjà constater que la locomotive reconstituée a une durée de vie supérieure à son modèle original qui a certainement été dépecée au bout de cinq à six ans et ses pièces réutilisées sur d’autres locomotives plus évoluées. C’est également certainement la raison pour laquelle, il n’y avait plus aucune trace de cette machine.

On voit également à l’usage les raisons qui ont conduit à l’évolution de la locomotive à vapeur. Par exemple, le rendement de la chaudière est extrêmement dépendant de la qualité du charbon ce qui est beaucoup moins le cas sur les machines « modernes ». Si le charbon est gras, on constate un encrassement rapide des tubes que seul un ramonage manuel peut éliminer étant donné l’absence de souffleur. Pas assez flambant, le charbon brûle mal et les ventilateurs du tender ne sont pas suffisants pour attiser le tirage. Sur les locomotives construites ultérieurement, l’échappement de vapeur n’est plus à l’air libre en sortie de cylindre mais dans la boîte à fumée avec pour conséquence de provoquer une dépression dans le foyer permettant un tirage bien supérieur.

Mais tout cela n’a pas empêché notre reconstitution de participer à 59 manifestations dont 47 en présentation fonctionnelle. Elle a ainsi parcouru plus de 1300 km par ses propres moyens sur des voies de service ou spécialement montées pour l’occasion et a transporté près de 40 000 passagers.

Elle a également pu montrer ses talents dans cinq pays en dehors de la France : en Suisse, en Grande-Bretagne mais également à deux reprises aux Pays-Bas et au Luxembourg et à trois reprises en Belgique où le Chemin de Fer des Trois Vallées nous a accueilli lors des célébrations d’évènements marquants.

Le point d’orgue de ces vingt ans, la consécration diront certains, aura été sans doute d’avoir fait partie des engins exposés sur les Champs Elysées en 2003 pour l’exposition « le TRAIN CAPITALe ». 6 000 000 de visiteurs ont pu découvrir cette locomotive en un mois, c'est-à-dire environ cinq fois plus, qu’en vingt ans !

Alors si, vous souhaitez que la Marc Seguin participe à une manifestation, festival ou commémoration quelconque, n’hésitez pas à nous contacter.

G. ROCHEREAU

TRANSPORT : Comme vous le savez, les déplacements de la ‘’Marc SEGUIN 1829’’ se faisant, pour des raisons de commodités par la route.
Aux différents problèmes, maintenant s’ajoute un autre : la faillite du transporteur que nous utilisions depuis
plusieurs années. Prix intéressant, matériel adapté, disponibilité du chauffeur : il était célibataire.
Nous avons cherché et trouvé un autre transporteur, matériel très adapté, rien à faire, mais à un prix élevé.
De ce fait, le transport étant le facteur le plus important dans la facturation, en 2007, deux manifestations envisagées ont été annulées.
Nous joignons un plan de la remorque qui correspond à notre besoin. Peut-être que dans votre entourage ? . Par avance, merci.


Plan

A.G. Cette année, nous vous rappelons que notre association va fêter ses
25 ans. Auriez-vous une suggestion à nous faire sur le lieu, sur le thème ?. Par avance, Merci.